On poursuit la visite du zoo : aigle et canasson

18-07-2012 à 13:02:40
Malgré le peu de retours (zéro ! ) suscités par mes précédents CROA, je poursuis encore un peu...

Hier soir, encore un beau ciel et donc retour au Dobson de 300 pour poursuivre mon exploration détaillée des constellations de l'été (ou presque) avec les articles d'AM, bien sûr en fonction de la portion de ciel accessible depuis ma terrasse malgré le p... de sapin plein sud ! Et un confort amélioré puisque j'ai enfin trouvé les deux vis de réglage de la pression sur mon Crayford, ce qui m'évite tous les ennuis (de jeu et de déréglage spontané de la MàP) qu'on a connu samedi soir, et ça change tout !

En première partie de nuit, l'Aigle avec l'article "Au méridien" de mes archives AM (sept. 2004). Bien sûr l'inévitable M11, l'un de mes amas ouverts préférés (avec M37), surtout quand on l'observe au milieu d'un fourmillement d'étoiles à peine perceptibles du "nuage" de l'Ecu, révélées par un rapport F/D court comme le mien (4, donc Dobson très "lumineux"). Du coup, je me suis attaqué tout de suite à une autre zone étoilée avec le "E" de Barnard (composé de B142 et 143), très facile à localiser mais plus difficile à percevoir, genre "noir foncé sur noir clair" (avec l'oculaire de 40, soit x30, car l'article conseillait de le pointer plutôt aux jumelles !). Là encore, le F/D 4 "dopant" le fond étoilé, permet de le repérer assez clairement (zones sombres bien perceptibles, mais les contours restent assez indéfinis).

Puis le petit amas globulaire NGC 6760 (vraiment petit car il n'est "qu'à" 13.500 al, moins que M13) assez facile à trouver. Puis une petite double (11 Aql), une belle étoilé carbonée (V Aql) que je connaissais déjà, mais aussi une double bien jaune-orangée et très serrée notée Σ2404, proche de l'amas ouvert NGC 6709 pas très impressionnant. Petite remarque au passage : AM, c'est pas cool de mettre des indications en rouge sur les cartes !!! (pour ceux qui n'ont pas compris : avec une petite lampe rouge frontale, elles sont invisibles, et si on les éclaire en blanc, on perd un peu de l'adaptation visuelle nocturne)

Contrairement à lundi dans le Dauphin, j'ai tenté les nébuleuses planétaires surtout la "grosse" NGC 6781 (pâle et, même en vision décalée, je n'ai pas perçu son "trou" central). Peut-être à tenter en photo ? NGC 6804 est difficile à identifier à cause de sa petite taille (je ne voyais rien au 20mm, et c'est seulement au 7mm avec filtre OIII que j'ai pu percevoir la petite "bouboule"). Du coup, pour la voisine NGC 6803, encore plus petite, je n'ai pas insisté bien longtemps... Et je n'ai pas trouvé non plus NGC 6778 qualifiée dans l'article de "réservée aux passionnés du ciel profond" (traduire : aux chasseurs de "chiures de mouche").

Deuxième acte beaucoup plus tard dans la nuit (vers 2h) avec Pégase (je sais c'est le ciel de l'automne) qui se présentait dans ma "fenêtre de tir" et pas trop haute (à cette heure-là, je préfère observer assis plutôt qu'au zénith). Bien entendu l'incontournable M15 bien sympa mais surtout la découverte des objets décrits dans "Dans l'encolure de Pégase" de l'AM sept. 2008 (j'avais aussi "Sous le sabot de Pégase" d'AM oct. 2005 mais trop haut et trop tard pour que je m'y attaque). En relisant l'article ce matin, je vois que j'ai raté ¨"Picot2" (ou "le casque de croisade) mais la lecture des textes sur fond noir n'est pas super confortable en éclairage rouge. Par contre, j'ai pointé "Renou57" un bel alignement d'étoiles en "S" mais ça ne casse pas 3 pattes à un canard.

La galaxie NGC 7479 est facile à trouver mais on ne perçoit pas ses longs bras "enroulés" (la photo est sympa, à tenter un de ces jours ?). NGC 7454 et 7448 sont plus difficiles avec leur petite taille (faut dire qu'elles sont à 100 Mal), surtout la première. Idem pour NGC 7619-7626, un couple facile à pointer mais faiblard (environ 150 Mal), membres les plus importants de l'amas "Pegase 1". Et pareil pour NGC 7541 (c'est en fait dans les Poissons) dont le petit compagnon (NGC 7537) m'est resté invisible. Et avec NGC 7385-7386, faciles à situer, on passe dans le "faiblement perceptible" (elles sont à plus de 300 Mal !) et il est bien difficile de distinguer toutes leurs petites "voisines" malgré la carte détaillé de ce petit groupe (7 galaxies mais ce n'est pas un amas car les distances varient de 300 à 400 Mal).

Ouf ! Pour se "reposer", NGC 7331 (sans carte) c'est du "gâteau" et on trouverait (presque) le Quintet à côté. Pour terminer la ballade avec du connu, je pousse en direction d'Andromède avec M31 & co (plus hautes donc plus belles que la veille dans le 40mm), puis Persée avec M34 puis le double amas. Un régal cette double concentration détoiles ! (surtout quand le Crayford réglé permet une MàP "tip-top").

Entre les deux sessions au Dobson ça a été plutôt "galère" avec des tests de l'autoguider LVI qui refuse obstinément de trouver une quelconque étoile sur son capteur, même quand je pointe avec son oculaire de visée "SmartEye" la belle Markab (mg 2.5) ! Je crois qu'il y a un pb sérieux

Et un intermède à 0h12 avec un "petit" flash Iridium de mg -2 (il m'a paru plus pâle) entre Arcturus et Saturne. Je n'avais pas prévu de photo (because le 5D était monté pour mes tests de guidage) mais je m'en suis mordu les doigts : au même moment, un autre satellite parcourait en // la région Couronne Boréale/Bouvier (sans doute IGS 1A à mg 2.5), et moins de 5mn avant le "flash" une belle étoile filante est tombée presque verticalement sous le Bouvier. Sur 5-6 poses de 30s (ce que je fais en général pour les "flash"), ça aurait pu donner une belle composition !

J'espère que mes CROA vous inciterons à exploiter les descriptions détaillées des régions du ciel qu'on trouve dans AM pour sortir un peu de notre train-train des Messiers pointables "finger-in-the-nose"...
  • Liens sponsorisés



18-07-2012 à 13:07:58
Petite précision : le Σ est un sigma majuscule (sigma 2404) qui ne posait pas de pb lors de l'édition du message...

Merci le forum, j'adore les transcriptions bizarroïdes entre édtion et publication du message ! Vivel le WYSIWYG !!! ("What You See Is What You Get", c'est à dire : ce que vous voyez (en l'écrivant) est ce que vous obtiendrez (en final))